What about pink hair?

J’ai déjà eu les cheveux roses. Il y a presque deux ans, lorsque je suis partie pour trois mois de vadrouille aux USA, à Los Angeles, précisément. Je me suis dit qu’il ne manquait rien à mon voyage californien. Rien, à part, un grain de folie capillaire. J’ai d’abord évalué le coût en allant chez un coiffeur sur place. Résultat? Excessif. Aux Etats-Unis, selon le niveau du coiffeur, le prix augmente.Prendre un apprenti reviens minimum à 100 $, imaginez ! J’avais alors les cheveux longs jusqu’aux épaules, déjà décolorés depuis trois ou quatre ans. Je connaissais donc bien mon affaire. En passant dans une droguerie, que vois-je alors? Des colorations type « L’Oréal », avec une gamme de rose fuchsia, bleu, vert, violet etc. Un kit de décoloration inclus.

Ni une ni deux, pour 10 $ pièce me voilà partie faire ma couleur moi-même. J’achète un pinceau et un bol, puis un second pack, pour ma longueur. Et avec une amie on se lance. Après une à deux heures d’expérimentation (entre les trous non décolorés et les mèches plus ou moins roses) et en ayant mis la dose (!) j’ai obtenu une chevelure de Petit Poney. Pour mon grand plaisir ! Le plus sympa c’était de la voir partir, c’est comme si à chaque shampooing j’avais une coloration différente. Et bien sur le plus joli, c’était d’avoir un blond décoloré avec un léger reflet rose….

A Paris, j’ai donc réitéré l’expérience avec ma coiffeuse préférée Lorna Sharp. La belle m’a fait des mèches plus ou moins foncées. Mais clairement le « barbe à papa » de Crazy Color ne tient pas sur mes cheveux courts et abîmés (après quatre à cinq ans de décoloration)…  Cette fois j’ai tenté de reproduire le modèle californien avec une bonne longueur de racines pour le côté grungy. La couleur n’est pas uniforme mais ce n’est peut-être pas un mal. Pas déçue du résultat, mais malheureusement cela ne tient jamais assez longtemps !

Depuis, je suis retournée au blond décoloré. Mais pour moi le rose sera toujours synonyme de Californie…Et ça tombe bien j’y retourne en septembre prochain !

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Photographies par Margaux Pastor

– Sunglasses : Zara – 
– Mum Jean : Asos
– Sneakers : Maje
– Top : Monki
– Cardigan frangé : Pull & bear
– Trench : Pull & bear

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HEART OF GLASS

J’ai toujours aimé Blondie – plus pour cette aura d’icône glam rock que pour la musique au départ. Puis en soirée, on se découvre à se déhancher sur ces it mi pop mi disco mi alternatif. Sa personnalité est incomparable. Quel honte ai-je ressentie quand Miley Cyrus a osé se comparer à Blondie? Un groupe qui a connu le CBGB? Une chanteuse qui bossait au Max’s – où Andy Wharol « trainait »? Non. Dans tes rêves !

Tu peux être décolorée et tirer la langue – meuf – tu n’auras jamais la classe et le regard révolver de cette gueule-là. Blondie a 40 ans et pour l’avoir rencontrée – cette femme c’est une déesse pop – « pour de vrai ».

Aucun rapport avec ces photos et ce shoot que je vous montre (enfin). Au creux de ruelles près de la Villette avec ma pote Vertie où l’on s’est aventuré, près d’unun coin très arty. Poursuivies par un gars en costume doré violet et rose buvant un café, on a réussit a prendre quelques photos d’un look jean mum – sous pull et cheveux décoloré en mode grosses racines bien grungy. Ah oui et je les oubliais : mes sneakers Eclat Le Coq Sportif x Asos White. Mes bijoux.

La Bise
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– Jean mum Monki
-Pull Topshop
– Sneakers Eclat Le Coq Sportif x Asos White –

– Photographies par Vertie

Le retour du K-Way?

Les trois modèles de cette collaboration fêtant à point nommé les giboulées de printemps, nous font craquer ! Déjà les modeuses ont toutes opté pour leur modèle préféré. Mais pourquoi a-t-on envie de se le procurer?

On peut se le demander, car à 250 € le K Way, ce n’est pas un simple coupe-vent que l’on introduit dans notre dressing. Et pourtant, tombé en désuétude celui qui a glorieusement transcendé les années 70, 80 et 90 a du mal à redevenir populaire chez les jeunes 2.0. Sa marque de fabrique est d’être pratique…au point de nous laisser avoir à transporter sous forme de « boudin » ce fameux coupe-vent lors de promenades et randonnées en tout genre, autour de la taille. Il en devenait même gênant lorsqu’un sweatshirt le cachait ! L’élastique parfois trop grand, faisait qu’il nous tombait aux pieds ou pire que notre petit frêre s’en servait comme boulet de canon. Bref! On a toutes un souvenir avec notre K-Way, celui qu’on a oublié dans les grottes du Gevaudan, celui qu’enfant on ne voulait pas porter car trop grand ou celui fluo, qu’on trouvait hyper tendance lors pour crâner pendant l’été de la première colonie de vacances.

Alors que d’étonnement quand Maje, la marque frenchie, chic et sage, s’éprend de celui qui est à la mode, le Décathlon du loisir. On n’en demandait pas tant.

Mais finalement cette tendance, du pardessus usité façon veste, ne serait-elle pas revenue depuis quelque temps ? Les rappeurs de brooklyn ont paradé avec cette toile synthétique sous la pluie de New York City… comme La Fouine le cite pour se protéger des balles de Paris. Un rappeur s’est même fait prénommer K-Way !

Bref. C’est bien la pièce « boomerang » de ce printemps-été. Mais la marque déposée, est cependant une idée belle et bien française ! Léon-Claude Duhamel est le créateur de ce coupe-vent dès 1965. En nylon imperméable et résistant aux vents et marées, il est à l’origine dénommé « en cas » pour ne l’utiliser qu »en cas de pluie » ! Bien sûr, il deviendrait K-Way. Avec une matière compressible, c’est surtout cet élastique aux lignes orange et noir qui a principalement marqué.

Vers la fin des 90’s le made in France ne paie plus, le K-Way tombe à l’eau et la marque est rachetée par des italiens. Dès 2009 il s’acoquine avec les designers de renom de chez A.P.C ou encore récemment Versus Versace. Depuis beaucoup moins accessible, cette année enfin il le devient avec cette collaboration pour Maje sous l’imprimé léopard, tendance, intemporel et surtout glamour. Réversible dans sa version noire classique, il  est aussi décliné en gris clair et gris foncé. K Way s’est installé dans deux boutiques parisiennes : rue de Charonne et rue de Poitou.

Un vent nouveau règne donc sur ce coupe-vent d’un autre temps…

MAJE X KWAY

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Le Tee-shirt « Period Power » de Petra Collins 

La créatrice Petra Collins et l’illustratrice Alice Lancaster se sont associées pour créer un tee-shirt qui fait parler de lui. Explications.

American Apparel aime s’engager et montrer la force de l’Amérique : la liberté d’expression poussée … à l’extrême. Cette fois, la marque s’engage à briser un tabou féminin ou du moins  à le révéler au grand jour grâce au brouhaha parvenu jusqu’à nos oreilles. Deux créatrices du collectif The Ardorous ont réalisé ce visuel de tee-shirt qui perturbe, choque, alerte l’amérique et le monde entier. Classe ou pas classe? Toujours est-il que c’est clairement une femme se masturbant alors qu’elle a ses règles et en plus (au mon dieu) elle a une pilosité qui prouve qu’elle n’a pas 5 ans. (et oui car je vais vous dire à 5 ans on sait se masturber aussi!).

Ca vous choque ?

amaerican-apparel-period-power

Cependant, omme Petra Collins l’explique pour Vice, avec qui elle a déjà collaboré pour son superbe travaille photographique (emprunt d’une douceur à la Virgin Suicide et d’une candeur sordide), ce dessin soulève un point important ; pourquoi être choqué d’un état aussi naturel. La société serait-elle toujours aussi mysogine? Rappelez-vousde ce qu’en disent toutes les religions (et même le rastafarisme). Une femme est considérée comme une paria ne devant approcher ni toucher quoi que se soit durant ses règles, dans la plupart de ces boouquins que l’on dit sacré. Et pourtant, cela reste le corps qui donne naissance à la vie. Qui croyez-vous rouler dans la farine, bien sûr que les femmes se touchent, heureusement! Et bien sûr qu’elle ont leur règle et elle n’en ont pas forcément voulu! Ni des poils mais se sont les marqueurs de la puberté, les marqueurs d’une vie transformée de l’état adolescent à adulte. Cela dit, les détracteurs diront  » pas besoin d’en faire un tee-shirt ». Moi je trouve cela bien moins hipster qu’une tête de licorne et plus fun d’avoir ce genre de tee-shirt qui ne montre que la réalité et rien que la réalité plutôt que de se voiler la face  devant un film d’horreur pourtant si « normal ». On a bien une marque qui vante les « mérite » de la sexualité masculine, nommée Playboy, et des images sexuelles venant polluer notre vie de tous les jours 24h00 sur 24. Pourquoi un vagin dessiné au trait serait-il si perturbant? Parce que ce n’est pas « sexy »?

Au delà de la provoc habituelle de Lady Gaga et autre brit’ autour du sex, cet objet mode lui est porteur d’un message que peu de gens veulent entendre : on a le droit d’être une femme avec des poils, d’avoir une sexualité et d’être naturelle. Il n’y a rien de dégoutant à cela. Pas besoin d’être féministe pour comprendre, non?

En attendant de pouvoir se procurer ce shirt qui va faire rougir votre père et empêcher vos profs de vous interroger en classe, quelques magnifiques photo de Petra Collins avec Tami – la joli égérie d’une adolescence américaine.

Cheers

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crédit photo @petracollins